Comme j’ai fait une triste litanie de toutes les fleurs qui devaient fleurir dans le mois de mai—et qui se sont misérablement entr’ouvertes—sur la terre boueuse.

Nous étions trop riches, à ce que disaient les journaux et les hommes politiques.

Notre siècle, si fécond en progrès—selon eux, avait trop acquis et trop gagné;—il avait toujours, selon eux, trop d’avantages sur les siècles précédents.

Il avait trop de lumières et trop de grands hommes; il fallait expier tout cela.

Il fallait, comme le tyran de Syracuse, jeter à la mer notre plus belle bague;—le malheur est un usurier et un créancier intraitable.—Ce que nous ne lui payons pas porte intérêt, et c’est un capital qui s’accroît.

O mon Dieu! parmi les bienfaits dont vous nous avez comblés dans ces derniers temps,—n’auriez-vous pu nous reprendre autre chose que le mois de mai?—Sans compter que voici le mois de juin, le mois des roses,—qui commence par des pluies diluviennes.