Quand eux ne publient pas un numéro sans pousser au delà des limites du ridicule la plus monstrueuse hyperbole—pour leurs amis et leurs alliés pendant trois pages,—pour ceux qui les payent, tout le long et tout le large de la quatrième.
Qu’un député,—aussi innocent que vous voudrez le supposer, ait prononcé un oh! oh! ou un ah! ah!—favorable à la cause que plaide un journal,—ou ait toussé pendant qu’un député d’un parti contraire était à la tribune, les noms de grand citoyen, de courageux défenseur des libertés publiques, ne sont bientôt plus assez bons pour lui.
Que n’importe quel écrivain spécialement chargé de découper les faits Paris dans les autres journaux,—et d’y ajouter, selon la couleur du journal, ou: «On peut voir ici la mauvaise foi de l’opposition,—ou: «Que répondront à de pareils faits les soutiens honteux du ministère?»—que ce publiciste s’avise de publier un recueil de vers saugrenus,—il passe à l’état de grand poëte et de gloire de la littérature contemporaine.
Qu’un mauvais musicien,—portant les cheveux d’une façon destinée à renverser le gouvernement, tape pendant deux heures sur un mauvais piano,—dans quelque bouge, devant trente personnes assourdies, «l’élite de la société parisienne assistait à cette solennité;—la belle salle de M. M *** ne pouvait contenir la foule accourue pour admirer notre grand pianiste n’importe qui, etc.»—Et à la quatrième page: «S’il est une renommée légitime et bien acquise, c’est celle d’un tel, giletier.»
«La science n’avait jamais fait une découverte aussi précieuse que celle de la pommade de n’importe quoi, qui empêche les cheveux de tomber.»