Cour d’assises de la Seine.—(Audience du 1er juillet. Présidence de M. Montmerqué.)—Annette Boulet est accusée de plusieurs vols domestiques.—Le jury, tenant compte de ce que la fréquence des larcins reprochés à l’accusée établit clairement que le vol est devenu une habitude;—que l’empire de l’habitude est irrésistible sur beaucoup de personnes;—admet, en faveur d’Annette Boulet, des circonstances atténuantes.
Cour d’assises de la Loire:—Damiens Grangeon, admis à l’hospice de Saint-Bonnet-le-Château,—achète des allumettes phosphoriques et croit devoir mettre le feu à l’hôpital.—Le jury, appréciant que le feu mis avec des allumettes phosphoriques, qui s’allument avec une promptitude aussi grande que celle de la pensée,—ne suppose pas la préméditation dont on pourrait accuser Grangeon s’il avait mis le feu à l’hospice au moyen de l’ancien briquet, qui donne le temps de la réflexion,—en conséquence,—admet des circonstances atténuantes.
Ces faits divers ne sont ni inventés—ni cherchés avec soin, je les extrais de DEUX numéros de la Gazette des Tribunaux,—et ils ne sont pas les seuls.
«Monsieur, j’ai l’honneur de vous inviter à une réunion qui aura lieu chez moi dimanche prochain; l’heure est fixée à midi. Je donnerai des explications et développerai ces mots: Effort, Action, Providence; je crois pouvoir rendre sensible à chacun la loi immuable des minéraux, des végétaux, des animaux, des hommes et de Dieu lui-même.
»Votre serviteur compte sur vous pour la satisfaction de tous ses amis.
»Votre frère en Jésus-Christ, seul Dieu du ciel et de la terre.
»CHENEAU, C., rue Montesquieu, 2.»
Telle est la lettre que j’ai reçue de M. Cheneau et Ce, seul dieu du ciel et de la terre, comme il nous l’apprend.
Je regrettai de ne pouvoir contribuer par ma présence à la satisfaction des amis du dieu.