—Ah! très-bien, je comprends.

—On ne veut pas répondre par écrit; comme on me l’a dit, on sera plus hardie en plein salon; il faut m’inviter à une soirée; mais comment faire? A quelques jours de là, on amène la conversation sur les jeunes artistes; on dit qu’on a entendu dire de moi le plus grand bien. M. Ernest,—sorte de sigisbée, de patito, dont on accepte l’amour, les soins et les corvées, sans lui rien rendre, mais qui, étant toujours là, finira peut-être par trouver un moment, M. Ernest a une manie, c’est de se dire lié avec toutes les personnes qui jouissent de quelque réputation, pour se donner du relief, il dit: «Ah! Bussault, je le connais beaucoup.—Amenez-le donc à une de nos soirées; mais prenez la chose sur vous auprès de mon mari: je lui ai refusé d’inviter quelques personnes, et je ne tiens pas assez à voir M. Bussault pour m’exposer à ce que monseigneur m’impose des conditions.—Très-bien, je vous l’amènerai;—je demanderai à votre mari une invitation pour un de mes amis.» Or, il arrive que M. Ernest, qui ne me connaît pas, a mis simplement la lettre d’invitation chez moi, se proposant de trouver quelqu’un qui me le présente avant le jour du bal. Une affaire de famille l’a obligé de quitter Paris pour quelques jours. Enfin, j’ai obtenu, pour ce soir, la permission d’aller passer un quart d’heure, rien qu’un quart d’heure, auprès de madame de ***, qui est souffrante et fermera sa porte. Charmante soirée!

—Je comprends alors ta préoccupation; mais tout me paraît un peu bien invraisemblable. Franchement, découds la broderie, et dis-moi ce qu’il y a de vrai au fond de ton histoire.

—Je le veux bien; voici l’exacte vérité, sans broderie, sans le moindre ornement. Je pensais, en fumant, à une lettre d’invitation que j’ai reçue pour une soirée chez madame de ***, que je ne connais pas, ce qui m’a étonné. La soirée était pour avant-hier, et ce que je viens de te dire est ce que je pensais qui serait peut-être arrivé si j’avais eu un habit noir, et si, par conséquent, j’avais pu y aller.

FIN DU QUATRIÈME VOLUME.

TABLE DES MATIERES

1842

JUIN.—Un feuilleton de M. Jars, membre de la Chambre des députés.—Lesvieilles phrases et les vieux décors.—Les enseignements du théâtre.—Unnouveau cerfeuil.—Les circonstances atténuantes.—M. Jasmin.—Unpeintre de portraits.—La refonte des monnaies.—M. Lerminier.—M.Ganneron.—M. Dosne.—M. l’Herbette.—M. Ingres.—M. Boilay.—M.Duvergier de Hauranne.—M. Étienne.—M. Enfantin.—M. Enouf.—M.Rossi.—Le droit de pétition.—M. l’Hérault.—M. Taschereau.—M.d’Haubersaert.—M. Bazin de Raucou.—Madame Dauriat.—Lestailleurs.—M. Flourens.—Le Journal des Débats, Fourier et Saint-Simon.—Pétitionde M. Arago.—Le droit de visite.—Un éloge.

[1]

JUILLET.—Dédicace à la reine Pomaré.—Dissertation sur les tabatières.—Lacuisine électorale.—Am Rauchen

[26]

AOUT.—Mort du duc d’Orléans.—La Régence.—Le duc de Nemours et laduchesse d’Orléans.—M. Guizot.—Un curé de trop.—Humbles remontrancesà monseigneur Blancart de Bailleul.—Un violon de Stra, dit Varius.—Fragilité des douleurs humaines.—Sur les domestiques.—Correspondance.—M.Dormeuil.—Une foule d’autres choses.—M. Simonet.—UneSociété en commandite.—Quelques annonces.—M. Trognon.M. Barbet.—M. Martin.—M. Poulle.—M. Pierrot.—M. Lebœuf.—M.Michel (de Bourges).—M. Dupont (de l’Eure).—M. Boulay (de laMeurthe).—M. Martin (du Nord), etc.—Am Rauchen.Wergiss-mein-nicht.

[54]

SEPTEMBRE.—La justice.—Ce qu’elle coûte.—Et pour combien nous enavons.—De quelques gargotiers faussement désignés sous d’autres noms.—Undirecteur des postes.—Un gendarme et un voyageur.—Sur les chiensenragés.—La Régence.—Le duc de Nemours.—La Chambre des pairs.—M. Thiers.—M.de Lamartine.—Crime d’un carré de papier.—LaTour de François 1er et le Journal du Commerce.—Une montagne.

[79]

OCTOBRE.

[107]

NOVEMBRE.—Les inondés d’Étretat, d’Yport et de Vaucotte.—Le roiLouis-Philippe et M. Poultier, de l’Opéra.—Un philosophe moderne.—Lesfemmes et les lapins.—Une mesure inqualifiable.—M. Lestiboudois.—M.de Saint-Aignan.—Un dictionnaire.—Le véritable sensde plusieurs mots.—A. et B.

[137]

DÉCEMBRE.—Économie de bouts de chandelles.—Les alinéa.—Unelettre de faire part.—Qui est le mort?—Le Télémaque et M. Victor Hugo.—Leprocès Hourdequin.—M. Froidefond de Farge.—Un poëte.—Lesphilanthropes et les prisonniers de Loos.—M. Dumas, M. Jadin, etMilord.—Une lettre de M. Gannal.—M. Gannal et la gélatine.—Unerécompense.—Le privilége de M. Ancelot.—Amours.—Les cheminsde fer.—L’auteur des GUÊPES excommunié.—Un Dieu-mercier.—Cieldudit.—Un marchand de nouveautés donne la croix d’honneur àson enseigne.—Le chantage.—Histoire d’une innocente.—Histoired’une femme du monde et d’un cocher.—Dictionnaire français-français.—Suitede la lettre B.

[169]
1843

JANVIER.

[201]

FÉVRIER.

[224]

MARS.—Le vendredi 13 janvier.—A monseigneur l’archevêque de Paris,pour les besoins de l’Église.—La grande politique et la petite politique.—Chandelleet lumière.—M. Lehoc.—Le dieu Cheneau.—LesGuêpes refroudroyées.—Messieurs les savants et mesdames leurs inventions.—M.de Lamartine et les journaux.—Sur quelques décorations.—Chiromancie.—Catholique.—M.Jouy.—Ciguë.—Confiscation.

[230]

AVRIL.—A M. Arago (François).—Le dieu Cheneau.—M. de Balzac.—Quirinus.—Unmot.—Une ordonnance du ministre de la guerre.—AM. le rédacteur en chef du journal l’Univers religieux.

[248]

MAI.—Exécution de Besson.—Un rouleau d’or sauvé.—Invitation àdéjeuner noblement refusée.—La Trappe.—Saint Philippe et saintJacques.—Une idée érotique du préfet de police.—Discours de l’archevêquede Paris et réponse du roi.—Le peuple et les badauds.—M.Pasquier et M. Seguier.—D’un voleur qui voit la mauvaise société.—Uneprofession nouvelle.—Un député aimable.—M. Arago a rompu avecles comètes.—L’enquête de la Chambre sur les élections de Langres,d’Embrun et de Carpentras.—Le député de Langres et le député de Saint-Pons.

[262]

JUIN.—Le déluge.—On demande une famille honnête.—Suppressiondu mois de mai.—La rançon du mois de mai.—Plus de mal de mer!—Opinionde madame Ancelot sur une pièce de madame Ancelot.—Lesdouaniers de M. Gréterin.—Utilité de la langue latine pour une profession.—M.le préfet de police faisant de la popularité.—La liste civile.—Leshommes du pouvoir et le peuple.—Le jury.—Les circonstancesatténuantes.—Le bagne.—Brest.—Le duc d’Aumale.—Noble impartialitédes journaux.—De la liberté des cultes en France.—M.Fould.

[281]

JUILLET.—La rançon acceptée.—Une nouvelle fleur.—Suppression del’homme.—Les défenseurs de la veuve et de l’orphelin.—Jugement deSalomon.—Une conspiration.—Le Napoléon.—Les anciens et lesmodernes.—MM. Ponsard, Hugo, Dumas, etc.—Lucrèce.—M. OdilonBarrot.—Les oiseaux sinistres.—M. Villemain.—Honneurs clandestins.—Trouville.—Uneannonce.—Les circonstances atténuantes.—Ledieu Cheneau.—Une invitation.

[297]

FIN DE LA TABLE DU QUATRIÈME VOLUME.

Paris.—Typ. de A. WITTERSHEIM, 8, rue Montmorency.

NOTES: