TOUJOURS LA MÊME CHOSE.—Si décidément il ne reste plus qu’à recommencer les choses déjà faites,—ce n’est vraiment pas la peine de s’agiter si fort.

On l’a dit avec raison, l’esprit humain marche en cercle, et il n’y a de nouveau que ce qu’on a eu le temps d’oublier.—Plusieurs personnes en ce temps me paraissent se hâter un peu trop d’inventer certaines choses,—que l’on se rappelle fort bien.

Espartero, duc de la Victoire, que la reine Christine appelle, dit-on, maintenant, prince de la Sottise et marquis de la Trahison,—avait un discours à faire.—Il a pris et récité un discours de Bonaparte à la Convention, sans y changer un seul mot.

M. Arzac, ex-maire de Toulouse, sommé de se retirer de la mairie,—répéta le mot de Mirabeau, et dit:

—Je ne sortirai que par la violence!

—Eh bien, monsieur, lui dit M. Duval,—je vais vous faire arrêter.

M. Arzac se trouva tout à coup embarrassé dans son rôle,—comme tout acteur auquel son camarade refuserait de donner la réplique.—Le cas n’était pas prévu.—La scène de Mirabeau finissait là,—et le maire de Toulouse fut forcé de dire:

—Je trouve cette menace une violence morale suffisante, et je me retire.

Puis il sortit du théâtre.