Dans la lettre, son beau-père lui recommandait de tout préparer pour la cérémonie, de retenir les voitures, de prévenir à la mairie, à l’église; car Sarah était catholique.
Les clauses du contrat étaient ce que sont celles de tout contrat de mariage, des clauses de haine, de défiance, de restrictions perfides, de précautions injurieuses.
Quelques-unes surtout avaient pour but évident de maintenir Sarah dans une entière indépendance de son mari, et même de tenir celui-ci dans la dépendance de sa femme.
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Lucien pria l’homme d’affaires de se charger d’une lettre pour le père de Sarah. Puis il alla à la mairie faire afficher ses bans. Il retint les voitures, et fit tout préparer à l’église.
Quinze jours après, Lucien se réveilla plus heureux qu’il n’avait jamais été de sa vie. Il prit un bain et s’habilla. On vint prendre ses ordres pour l’heure où devaient arriver les voitures. Il alla à son ancien logement et y monta sans rien dire au portier. Il frappa.
Adèle ouvrit la porte elle-même.
Elle pâlit en le voyant. Puis elle s’assit pour ne pas tomber, et fit signe à Lucien de s’asseoir.
—Adèle, c’est aujourd’hui le jour de mes noces.
—Je le sais, dit madame L...