Une correspondance s’engage: les parents insistent; le magnétiseur résiste. Il finit par mettre son déplacement à un prix exorbitant. Que faire? il fallait bien en passer par où il voulait; on était à sa discrétion. L’état de la jeune femme ne pouvait durer éternellement; le secret, caché jusque-là au mari, pouvait être révélé à chaque instant. On accorde ce que le médecin exigeait. Il arrive, il se loge auprès de la maison, et, un jour que le mari est à la chasse, on le prévient.
Il arrive; on avait défendu la porte: on était sûr de ne pas être troublé.
L’ami seul, qui était dans le secret, assistait à l’opération.
Le magnétiseur dégage le fluide; il descend les mains du front à l’épigastre de la somnambule, en les secouant pour se débarrasser du fluide qu’il enlève; il la réveille.
—Et quelle différence cela amena-t-il chez la jeune femme?
—Aucune, au point que le mari ne s’aperçut de rien.
—Mais alors qui vous dit qu’elle ne dormait plus?
—Quelle tête dure vous avez! Certainement qu’elle ne dormait plus, puisque le magnétiseur l’avait réveillée.