Écoutez un savant sur un autre sujet.

Le savant veut parler de la guimauve, une petite plante traînante à feuilles rondes, à fleurs roses, que vous aurez peine à retrouver dans l'herbe. Écoutez.

«Le calice est monosépale, les anthères sont réniformes et uniloculaires, le pistil se compose de plusieurs carpelles souvent verticillés, les fruits forment une capsule pluriloculaire qui s'ouvre en autant de valves qu'il y a de loges monospermes ou polyspermes, les graines sont généralement sans endosperme, avec les cotylédons foliacés.»

Vous n'y comprenez rien, mais retenez seulement les mots. Priez ensuite le savant de vous parler un peu des Baobab.

Le Baobab est le plus grand arbre du monde, de loin on le prend pour une forêt, son tronc a souvent cent pieds de circonférence, on assure qu'il en existe au Sénégal qui ont six mille ans.

Écoutez le savant faisant une description du Baobab:

Le calice est monosépale, les anthères sont réniformes et uniloculaires, le pistil se compose de plusieurs carpelles souvent verticillés, les fruits forment une capsule pluriloculaire qui s'ouvre en autant de valves qu'il y a de loges monospermes ou polyspermes....

Vous arrêtez le savant: Pardon, savant, lui dites-vous, c'est de la Guimauve que vous me parlez-là, ou du moins, c'est ainsi que vous me parliez de la Guimauve il n'y a qu'un instant.

«Guimauve ou Baobab, réplique le savant, c'est pour nous absolument la même chose; nous n'y voyons que de ces différences qui frappent le vulgaire, et dont la dignité de la science ne lui permet pas de s'occuper.»