Les pleurs, l’extatique délire,
Dont sourit un monde moqueur,
Les secrets où seul tu peux lire,
Tout ce qui fait vibrer la lyre,
Tout ce qui fait battre le cœur.

N’est-ce pas la moisson sacrée?
N’est-ce pas l’éternel trésor?
Réponds, réponds, âme inspirée;
Pourquoi te verser, égarée,
Du poison dans ta coupe d’or?

Chantons, ô fils de la poussière,
Chantons l’hymne de notre amour;
Offrons l’encens de la prière;
Voici resplendir la lumière
Qui chasse l’ombre d’un faux jour!

Mais quand, dégagé des mille entraves qui embarrassent son essor, cet esprit rêveur, oubliant le monde physique, s’égare dans les régions inconnues de la fantaisie, il empreint ses tableaux de couleurs étranges et saisissantes; il invente un langage sombre, mystérieux, qui glisse dans vos veines le frisson de la crainte; il promène l’imagination et le cœur dans un labyrinthe de sentiments et de passions fermé au genre humain, et nous, fascinés, saisis d’une curiosité immense, nous le suivons dans les sinuosités inextricables de ses créations inspirées, espérant, peut-être, entrevoir à travers les éclairs magiques de son génie l’énigme des choses d’ici-bas.

Le fragment suivant nous initiera à ce genre de poésie:

. . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . .

UN SYLPHE.

Voyez!

PREMIÈRE ONDINE.

Elle est coiffée