TABLE.

[Hilbey (Constant), ouvrier tailleur à Paris.][1]
[Gonzalle, cordonnier à Reims.][25]
[Durand (Alexis), menuisier à Fontainebleau.][43]
[Marchand (Charles), passementier et chansonnier à Saumur.][67]
[Violeau (Hippolyte), fils d’un maître voilier de Brest.][83]
[Magu, tisserand à Lizy-sur-Ourcq.][101]
[Orrit (Eugène), compositeur typographe.][125]
[Tampucci (Hippolyte), ex-garçon de classe au collége Charlemagne, à Paris.][161]
[Lebreton (Théodore), ouvrier imprimeur en indiennes à Rouen.][172]
[Beuzeville, potier d’étain à Rouen.][197]
[Poncy (Louis-Charles), maçon à Toulon.][213]
[Bouniol (Bathild), typographe de Paris.][231]
[Lapointe (Savinien), cordonnier de Paris.][243]
[Hébrard (Claudius), publiciste et poète de Lyon.][253]
[Germigny (Paul), tonnelier à Châteauneuf sur Loire.][265]
[Pélabon (Louis), ouvrier voilier à Toulon.][275]
[Jasmin (Jacques), coiffeur à Agen.][291]
[Moreau (Elise), de Mazières (Deux-Sèvres).][315]
[Laure (Marie), de Normandie.][331]
[Carpantier (Marie), de la Flèche.][345]
[Labatut (Joseph-Lafon), de Messine.][359]

FIN DE LA TABLE.

FOOTNOTES:

[A] Chacun veut acquérir des connaissances, mais de payer le salaire, tout le monde y répugne. Juvénal, Satire VII, vers 156.

[B] M. Clément Savatier, de Saumur.

[C] L’opinion de l’auteur sur J.-J. Rousseau est évidemment toute poétique. Il nomme fort improprement «l’ami du malheureux» un homme qui mettait ses enfants à l’hôpital et qui a violemment attaqué la religion catholique. (Note de l’auteur.)

[D] Démosthènes, fils d’un forgeron.—J.-B. Rousseau, cordonnier.—Rollin, coutelier.—Horace, affranchi.—Fléchier, faiseur de chandelles.—Molière, tapissier.—Franklin, pauvre artisan.—Quinault, boulanger.—J.-J. Rousseau, horloger. (Note de Gonzalle.)

[E] Cette opinion n’est pas nouvelle et elle n’en est pas plus solide: «Origène,» disent les philosophes, «témoigne que les premiers chrétiens faisaient peu de cas des temples et des autels. C’est, en effet, au milieu de l’univers qu’il faut adorer celui qu’on en croit l’auteur. Un autel de pierre, élevé sur une hauteur, au milieu d’un vaste horizon, serait plus auguste et plus digne de la majesté suprême que ces édifices dans lesquels sa puissance et sa grandeur paraissent resserrées entre quatre colonnes. Le peuple se familiarise avec la pompe et les cérémonies d’autant plus aisément que, étant pratiquées par ses semblables, elles sont plus proches de lui et moins propres à lui imposer; bientôt l’habitude les lui rend indifférentes. Si la synaxe ne se célébrait qu’une fois l’année et qu’on se rassemblât de divers endroits pour y assister, comme on faisait aux jeux olympiques, elle paraîtrait d’une tout autre importance. C’est le sort de toutes choses de devenir moins vénérables en devenant plus communes.»

On a répondu à ceci de la manière suivante: 1º Il est faux que la vue du ciel et d’un vaste horizon fasse plus d’impression sur le commun des hommes qu’un temple décemment orné. Le peuple est plus accoutumé à voir le ciel et la campagne qu’à voir des cérémonies pompeuses; il ne médite ni sur la marche des astres ni sur la magnificence de la nature. Le sacrifice offert au ciel, une fois l’année, sur une montagne, par l’empereur de la Chine, à la tête des grands de l’empire, est, sans doute, imposant; cependant il n’a pas empêché le peuple, les grands, et l’empereur lui-même de tomber dans le polythéisme et d’adorer des idoles dans les pagodes. C’est un fait devenu incontestable. Les Perses et les Chananéens offraient aussi des sacrifices sur les montagnes; ils n’en adoraient pas moins des marmousets sous des tentes. Aussi Dieu défendit ces sacrifices aux Israélites; il voulut qu’on lui dressât un tabernacle et ensuite un temple. Montesquieu observe très bien que tous les peuples qui n’ont pas de tentes sont sauvages et barbares.