«Ceuḷx qụi m’entendeṇṭ sç̇aveṇṭ[‡] bien si je menṭs.»
[‡] ç̇: Dans l'original le point est placé sous le ç.
Quant à remplacer par un a l’e dans entendent, et écrire antandent, il s’y oppose, attendu que le son de l’e suivi de l’n est (ou du moins était) intermédiaire entre a et e.
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Il admet le ç et distingue les j des i et les v des u, et voudrait qu’on écrivît diccion et imposicion, et non diction et imposition.
Il désirerait que le k remplaçât le qu qu’il voudrait «voir exilé à jamais». Ses dialogues, placés sur six colonnes, sont curieux et pour l’orthographe et aussi pour les locutions qui sont encore usitées en Normandie. En voici un exemple:
Latine.—D. Ut vales hoc mane?—R. Non ita quidem ut vellem.
Antiqua orthographia.—D. Comment vous portez-vous à ce matin?—R. Non pas si bien comme je voudrois.
Neotericorum.—D. Comman’ vou’ porte’ vous à ce matin?—R. Non pa’ si bien comme je voudroé.
Authoris.—D. Comment vous portez-vous à ce matin?—R. Non pas si bien comme je vouldroye.