Les exemples extraits des manuscrits de ses sermons attestent sa propension à conformer l’orthographe à la prononciation sans se soucier de l’étymologie. Pour donner une meilleure idée de son orthographe, je donne à l’Appendice E quelques passages de ses sermons tirés de ses manuscrits déposés à la Bibliothèque impériale.

(Jean Hindret.) L’Art de bien prononcer et de bien parler la langue françoise, dédié à Monseigneur le duc de Bourgogne, par le sieur J. H. Paris, Ve Cl. Thiboust, 1686, in-12; ibid., 1696, 2 vol. in-12.

Quoique ce petit traité de grammaire ne contienne aucune innovation orthographique (mot qu’il écrit ortographique), et qu’il ait pour but uniquement d’enseigner la prononciation reçue, il manifeste le désir du perfectionnement.

L’auteur s’y plaint de notre écriture, qu’il déclare défectueuse. «Ce n’est pas sans raison, dit-il, que les étrangers nous reprochent tous les jours le peu de soin que nous avons de bien prononcer notre langue, comme une chose qui l’empêche d’être aujourd’hui la plus parfaite de toutes celles de l’Europe.»

«On apprend, ajoute-t-il, avec beaucoup de soin aux enfants les principes des langues mortes ou étrangères, et, pour ce qui regarde leur langue naturelle, on l’abandonne au hazard de l’usage.»

* Jerome-Ambroise Langen-Mantel. L’Ortographe de la langue françoise. In-12.

L’abbé Goujet considère comme inutile ce livre rare, que je n’ai pu rencontrer.

* De Soule. Traité de l’ortographe françoise, ou l’Ortographe en sa pureté. Paris, 1692, in-12.

Goujet porte à peu près le même jugement sur ce traité que sur le précédent.

* René Milleran (de Saumur), professeur des langues françoise, allemande et angloise. Nouvelle Grammaire françoise. Marseille, 1692, in-12.—Les deux gramaires fransaizes, l’ordinaire d’aprezant et la plus nouvelle qu’on puise faire sans alterer ni changer les mots, par le moyen d’une nouvelle ortografe si juste et si facile qu’on peut aprandre la bõté et la pureté de la prononciation en moins de tans qu’il ne fôt pour lire cet ouvrage, par la diférance des karacteres qui sont osi bien dans le cors des regles que dans leurs exanples, ce qui est d’otant plus particulier qu’elles sont tres faciles et incontestables, la prononciation etant la partie la plus esancielle de toutes les langues. Marseille, Brebion, 1694, 2 parties en un vol. in-12.