—Le service de nuit se payera double.

—Bon! fit le Franc-Comtois, je dormirai le jour.

—Au premier mot, il faut être prêt; au premier signe, il faut partir; au premier ordre, il faut tuer.

—Si c'est la consigne, c'est fait, dit le brigadier.

—Allez, maintenant; toi, Conrad, reste.

La troupe disparut, et Conrad s'assit dans un coin, tandis que M. de
Villebrais fouillait dans sa valise.

—Écoute, reprit le lieutenant, qui venait de tirer un papier de la valise, et retiens bien tout ce que je vais te dire.

—J'écoute et je retiendrai, dit le Lorrain.

—Tu partiras au point du jour pour le camp français. C'est ton affaire d'y pénétrer.

—J'y pénétrerai.