Jacques resta muet.

—Mon Dieu! serait-il donc mort, qu'il ne m'entend même plus? reprit-elle.

Claudine se tourna vers la porte.

—La nuit approche, dit-elle, on vous cherche peut-être au château!

—Qu'ils viennent donc, M. de Malzonvilliers et M. d'Albergotti, répondit-elle d'une voix sombre. Mon père l'a voulu.

—Vous vous perdrez et vous ne le sauverez pas! dit le père.

—Mais que voulez-vous donc que je fasse? s'écria Suzanne les mains jointes et des pleurs dans les yeux.

—Il faut nous séparer, dit une voix entre eux deux.

Suzanne et Claudine tressaillirent: c'était la voix de Jacques, et Jacques lui-même était assis sur le banc, trop faible encore pour se relever, mais trop fort déjà pour rester couché.

—Jacques! s'écrièrent-elles ensemble.