«Iulie Dangennes.»
[83] Petit, I, p. 147.
[84] Ce fait, et bien d'autres que je pourrais citer, suffisent amplement à réfuter des accusations aussi vagues que celle-ci, par exemple, que je trouve dans les Mémoires-anecdotes de Segrais: «Mme de Montausier n'avoit point d'amitié, et elle n'a pas plutôt été à la cour qu'elle ne s'est plus souvenue de personne.» C'est à propos d'elle aussi que la Rochefoucauld écrivait: «Il y a des gens qui paroissent mériter de certains emplois, dont ils font voir eux-mêmes qu'ils sont indignes d'abord qu'ils y sont parvenus.»—La Rochefoucauld avait ses raisons pour ne point aimer les gens irréprochables.
[85] «... Il m'a dit, car il est huguenot à brûler, que naturellement il avoit de l'aversion pour la religion catholique, et que dès seize ans, il cessa de lui même d'aller à la messe et revint à nous, sans pourtant faire d'abjuration ni de reconnoissance, car il ne prétendoit pas nous avoir quittés, et choisissoit plutôt une religion qu'il n'en changeoit.» (Tallemant.)—Godeau avoit néanmoins songé à lui céder l'évêché de Grasse.
[86] «Mlle de Scudéry est plus considérée que jamais; on lui a envoyé quelques présents sans dire de la part de qui ils venoient. On l'a pourtant découvert. Mme de Caen, fille de feue Mme de Montbazon, lui envoya une montre, M. de Montausier de quoi faire une robe, et Mme du Plessis-Guénégaud, le meuble d'une petite salle. On laissoit tout cela de grand matin à la servante.»—Tallemant dit pourtant ailleurs: «Les livres de cette fille se vendent fort bien: elle en tiroit beaucoup.»
[87] Il est surprenant que les historiens insistent aussi peu sur une maladie que le P. Petit prétend avoir été si grave, et qu'il n'en soit fait aucune mention, notamment dans les intéressants volumes que M. H. Martin a consacrés au récit du grand règne.
[88] Dans une lettre de Mlle de Vertus à Mme de Montausier, on trouve les renseignements suivants sur la dernière maladie du duc de Longueville: «Je reçus hier au soir une lettre de Mme de Longueville, qui m'apprend que M. de Longueville est très-mal; son accès a été accompagné d'un très-long et très-profond assoupissement, de perte de connoissance, de resveries, inégalité et intermission de poulx, mouvements convulsifs; enfin rien ne peut estre plus dangereux. M. Brayer craint beaucoup, et l'alloit faire confesser et communier devant que l'autre accès revienne. M. de Longueville ne sçait point ce qui s'est passé en luy. J'ai cru que je vous devois rendre ce compte et que c'est l'intention de Mme de Longueville..... Je n'ai point eu de lettres de Rouen. M*** m'a seulement mandé que M. de Longueville se porte mieux; mais cela m'est suspect, car ce mieux est qu'il a bien reposé, et vous entendez bien que ce n'est pas le sommeil qui lui manque.....
«Ce samedi après midi.
«Comment vous portez-vous, ma pauvre madame? Vous sçavez sans doute que M. de Longueville reçut hier au matin l'extrême-onction.....»
[89] Les deux fragments suivants, que j'emprunte à la correspondance de Mlle de Vertus, ne laissent aucun doute sur les bonnes dispositions de Mme de Longueville à l'égard de Montausier: «[Mme de Longueville] est si abattue et si horriblement accablée qu'elle n'a pas un instant à elle. Ainsi elle ne doute pas que vous ne l'excusiez bien si elle ne vous escrit, et elle vous prie de faire toujours bien cognoistre à Mme et M. de Montausier la satisfaction qu'elle a du choix que le roi a fait de lui pour commander la Normandie. Pour moi, ma bonne madame, je me suis tellement attendue que vous leur ferez savoir mes sentiments là-dessus, parce que vous n'oubliez jamais rien de ce qui peut obliger vos amis et vos servantes, que je n'ai pas pensé à leur rien faire dire. Il me sembloit que c'estoit assez que vous sçussiez ce que j'en pensois; ayez la bonté de leur en escrire un mot, je vous en conjure...»