[139] Petit.
[140] «... Le roy accorda à M. de Montausier, le 27e régiment pour M. de Laurière, son neveu, qui étoit capitaine dans le Dauphin.....
«... Il y a une pension de 500 écus pour l'abbé Veillet, précepteur du petit comte de Crussol. M. de Montausier l'avoit ainsi souhaité du roy.» (Extrait du Journal de Dangeau.)—Les faveurs accordées par le roi à Montausier sont de la part du courtisan chroniqueur l'objet de longues énumérations qu'il est inutile de reproduire.
[141] Quant à Mlle de Grignan, sa sœur aînée, elle s'était retirée à Gif dans une abbaye de bénédictines, sans avoir communiqué son dessein à personne.
[142] Coulanges et d'autres personnes de l'entourage de la marquise.
[143] Mère du prétendant Belesbat.
[144] Du mariage Polignac.
[145] «Lundi 27 août 1685. Le soir le roi nous dit à son coucher qu'il avoit permis à M. de Montausier de vendre le gouvernement de Dieppe quoiqu'il ne fut que triennal..... M. de Manneville l'achète 25,000 écus. M. de Montausier a aussi la permission de vendre la lieutenance de roi d'Alsace qu'il a depuis longtemps.» (Journal de Dangeau.)
[146] «Huit ou quinze jours après que cette lettre fut partie, M. Jurieu, qui étoit venu faire un tour à la Haye pour quelques affaires qu'il avoit auprès du prince, s'enquérant de l'état des miennes, me donna occasion de lui montrer cette lettre, laquelle ayant lue: «Elle est très-belle et très-bonne, me dit-il, mais je voudrois que vous ne l'eussiez pas envoyée.—Par quelle raison? lui dis-je.—C'est que vous risquez de perdre cet illustre patron-là.—Oh! repris-je, vous ne le connoissez pas si bien que je fais; je suis sûr qu'il ne m'en aimera que mieux, et j'espère dans quelque temps vous en donner des marques. Je dis dans quelque temps, parce que je crois bien qu'il ne m'écrira pas sitôt, et principalement ne répondra jamais à ceci; mais quand les idées de tout cela seront comme perdues, souvenez-vous qu'il m'écrira tout comme auparavant.» Cela ne manqua pas d'arriver, et l'on en aura bientôt des preuves en son lieu.—Rou fait ici allusion à la lettre que le duc lui adressait de Versailles le 31 mars 1689:
«J'ai reçu, monsieur, la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le 24 de ce mois. Elle me fait voir que vous continuez toujours à avoir de l'amitié pour moi; je vous en suis tout à fait obligé, vous assurant qu'on ne peut en avoir pour vous plus que j'en ai, ni souhaiter davantage que je fais de vous en donner des marques. Je ne saurois assez me réjouir avec vous de la charge que MM. les États généraux vous ont donnée[ [146a]. Ils ont reconnu votre mérite, et ils ne pouvoient faire choix de personne qui fût plus capable de s'en acquitter mieux que vous. Il ne vous arrivera jamais tant de bonne fortune que je vous en souhaite. C'est de quoi je vous prie, monsieur, d'être bien persuadé, et de l'estime et de la considération particulière que j'ai pour vous.