[Note 735: ][(retour) ] Utrique ab illo (Imperatore) auxilium magnopere exspectabant. Procop., Bell. Goth., III, 34.
[Note 736: ][(retour) ] Utrosque audire statuit Justinianus, non in unum coactos cœtum, at separate admissos. Id., loc. laud.
[Note 737: ][(retour) ] Vehementer miramur, Imperator, absurdam Gepædum insolentiam qui, post tot tantasque injurias vestro illatas a se imperio, nunc etiam dedecus gravissimum vobis imposituri accedunt. Nam licentiam in vicinos extrema plenam indignitate ii solum exercent, qui illos arbitrati captu admodum faciles esse, eorumque bonitate, quos inique violaverunt, abusi, ipsos adeunt. Procop., Bell. Goth., III, 34.
[Note 738: ][(retour) ] Ac si Gepædes perfidiam uni alii cuipiam genti exhibuissent: nobis... longa oratione, multo tempore, externisque testimoniis opus esset; jam vero vos ipsi exemplum præbetis recens. Id., ibid.
«A l'époque où les Goths tenaient encore la Pannonie, les Gépides se renfermaient prudemment dans leurs limites; on ne les voyait point mettre le pied sur la rive droite du Danube, tant l'épée des Goths leur faisait peur. Oh! dans ce temps-là ils étaient les fédérés, les bons amis du peuple romain; tes devanciers, ô empereur, leur envoyèrent beaucoup d'argent, et toi-même tu as été magnifique à leur égard[739]. Sans doute qu'ils payaient vos bienfaits par de grands services? Par aucun, ni grand ni petit. Il est vrai qu'ils ne vous faisaient point de mal; mais comment vous en auraient-ils fait? Vous aviez renoncé à vos anciens droits sur le territoire qu'ils habitent à la gauche du Danube, et les Goths les contenaient sur la rive droite! C'est un beau service en vérité que celui qui provient de l'impuissance de nuire, et on peut fonder dessus une amitié bien solide[740]!
[Note 739: ][(retour) ] Tunc fœderati et amicissimi Romanorum; amicitiæ nomine, cum ab Imperatoribus fato functis congiaria annis singulis plurima, tum a te æque munifico acceperunt. Procop., l. c.
[Note 740: ][(retour) ] Quis gratum unquam appellet animum, nocendi impotentiam? Et quæ stabilitas amicitiæ in mero defectu virium ad peccandum? Procop., Bell. Goth., III, 34.
«Maintenant voilà les Goths chassés de toute la Pannonie, et vous, Romains, embarqués dans des guerres lointaines, vous envoyez vos armées aux extrémités de l'univers. Que font les Gépides? Ils vous attaquent, ils vous pillent, ils envahissent votre province. Les paroles nous manquent pour qualifier une pareille scélératesse, qui n'attente pas seulement à la majesté de votre empire, mais qui viole les lois les plus saintes de l'amitié et les stipulations de votre alliance[741]. O empereur, les Gépides t'enlèvent Sirmium, ils traînent les habitants romains en servitude, ils se vantent de dominer bientôt la Pannonie tout entière! Comment donc ont-ils gagné les terres dont ils sont maîtres? Est-ce par des victoires remportées pour vous, ou avec vous, ou contre vous? Au prix de quelle bataille ce pays leur est-il tombé dans les mains? C'est peut-être comme un supplément aux subsides que vous leur avez si longtemps payés pour être vos amis[742].
[Note 741: ][(retour) ] Ecce enim, ut primum Gepædes, pulsos ex omni Dacia Gothos, ac vos bello impeditos viderunt, ausi sunt scelesti undique ditionem vestram invadere: cujus rei indignitatem quis possit verbis consequi? An non romanum imperium spreverunt? An non fœderis ac societatis leges violarunt?... Nonne in majestatem rebellarunt? Id., ibid.
[Note 742: ][(retour) ] In cujus pugnæ præmium illis ea regio cessit? Idque postquam a vobis crebra stipendia, ut jam ante, a tempore nescimus quo, pecuniam... acceperunt. Procop., Bell. Goth., III, 34.