[Note 85: ][(retour) ] Nec jam objectu pulveris cœlum patere potuit ad prospectum, clamoribus resultant horrificis. Qua causa tela undique mortem vibrantia destinata cadebant et noxia, quod nec prævideri poterant nec caveri. Amm. Marc., xxxi, 13.
[Note 86: ][(retour) ] Cum enim oppessulatas januas perrtunpere conati, qui secuti sunt, a parte pensili domūs sagittis incesserentur, ne per moras inexpedibiles populandi amitterent copiam, congestis stipulæ fascibus et lignorum, flammaque supposita, ædificium cum hominibus torruerunt. Amm. Marc., xxxi, 14.--Socrat., iv, 38.--Theodoret, iv. 36.--Sozom., vi, 40.--Philostorg, ix, 17.--Zosim. iv, 24.
[Note 87: ][(retour) ] Nec ulla annalibus præter Cannensem pugnam, ita ad internecionem res legitur gesta, quanquam Romani aliquoties reflante fortuna fallaciis lusi bellorum iniquitati cesserunt ad tempus; et certamina multa fabulosæ neniæ flevere Græcorum. Amm. Marc., xxxi, 14.
CHAPITRE DEUXIÈME
Arrivée des Huns sur le Danube.--Déplacement des peuples barbares, voisins de la vallée du Danube; les uns se précipitent sur l'Italie, les autres envahissent la Gaule et l'Espagne.--Progrès des Huns vers le haut Danube.--Ils entrent en contact avec les Burgondes de la forêt Hercynienne; ceux-ci se font chrétiens pour leur mieux résister.--Rona, chef de la principale tribu des Huns, devient auxiliaire de l'empire; sa liaison avec Aëtius.--Attila et Bléda, nouveaux rois des Huns; traité de Margus.--Portrait d'Attila.--Il soumet tous les chefs des Huns à son autorité.--Sa campagne contre les Acatzires; il donne pour roi à ce peuple Ellak, son fils aîné.--Il tue son frère Bléda.--L'épée de Mars est découverte par une génisse blessée.--Empire d'Attila.--Différend entre les Huns et les Romains, au sujet de l'évêque de Margus.--Guerres d'Attila, en Pannonie, en Mésie et en Thrace.--L'empereur Théodose II lui achète la paix.
Comme la mer, lorsqu'elle a franchi ses digues, se précipite et couvre en un instant des plaines sans défense, ainsi les hordes de Balamir eurent bientôt couvert tout le pays que la fuite des Goths rendait libre. Arrivés devant le vaste fossé du Danube, les Huns s'arrêtèrent avec crainte et n'inquiétèrent point l'empire romain; mais ils continuèrent à batailler contre les peuples barbares. Ils ne laissaient point d'ennemis derrière eux: la nation des Ostrogoths s'était résignée au joug[88]; les anciens vassaux d'Ermanaric passaient l'un après l'autre à Balamir; Athanaric seul tenait bon avec ses tribus fidèles dans les vallées les plus abruptes des Carpathes; mais ces tribus mêmes, traquées dans leurs défilés et mourant de faim, résolurent d'imiter l'exemple de Fridighern, qu'elles avaient tant blâmé, et de se donner aux Romains plutôt que de courber la tête sous les fils des sorcières. Quelles que fussent ses répugnances, Athanaric adopta ce parti, et, les Romains n'ayant point repoussé sa demande, les Visigoths sortirent à l'improviste de leurs rochers, gagnèrent la rive du fleuve et s'embarquèrent[89]. Ce fut pour toutes les nations européennes, civilisées ou barbares, un grand événement que cette intrusion des Huns au milieu d'elles, ce progrès de l'Asie nomade sur l'Europe. Tout, dans la contrée envahie, changea d'aspect aussitôt: les rudiments de culture qui provenaient des Goths furent abandonnés; la vie sédentaire disparut; la vie nomade revint dans toute son âpreté, et la zone circulaire qui menait du bas Danube à la mer Caspienne le long de la mer Noire ne fut plus qu'un passage perpétuellement sillonné de hordes et de troupeaux. La tribu royale des Huns se fixa sur le Danube, comme une sentinelle vigilante occupée à épier ce qui se passait au delà. Chaque année, le palais de planches de ses rois fit un pas de plus vers le cours moyen du fleuve, et chaque année quelque empiétement sur les peuplades riveraines, en prolongeant la frontière des Huns, multiplia leurs points de contact avec l'empire romain[90].
[Note 88: ][(retour) ] Ostrogothæ Ermanarici regis sui decessione a Vesegothis divisi, Hunnorum subditi ditioni, in eadem patria romanserunt. Jorn., R. Get., 48.
[Note 89: ][(retour) ] Gothi... aspicientes benignitatem Theodosii imperatoris, inito fœdere, Romano se imperio tradiderunt. Isidor., Chron. goth.--Cunctus exercitus in servitio Theodosii imperatoris perdurans, Romano se imperio subdens.... Jorn., R. Get., 28.--Amm. Marc., xxvii, 5.--Athanaric lui-même vint à Constantinople, dont la magnificence le charma, et il y finit ses jours. Amm. Marc., ibid.--Cf. Themist., or. 15.--S. Ambros., Proem. de Spirit. Sancto, t. ii, p. 603.
[Note 90: ][(retour) ] On trouve dans les auteurs la mention de plusieurs rois Huns dont nous ne connaissons rien que les noms: Donatus, Charatton, etc.