[Note 97: ][(retour) ] Oros., vii.--Prosp. Aquitan., Chron.
[Note 98: ][(retour) ] Oktar, oncle d'Attila., Jorn., R. Get., 35.--Ouptar., Socrat., vii, 7.--Ce roi est nommé Subthar dans une vie latine d'Attila, compilée au xie siècle d'après d'anciens matériaux et d'antiques traditions, par un Dalmate, nommé Juveneus Cœlius Calanus. Il est bien certain que ce Subthar de l'historien dalmate, est le même que l'Ouptar des écrivains grecs; et comme Juveneus Cœlius Calanus le fait oncle d'Attila, Ouptar et Subthar sont évidemment les mêmes que l'Oktar de Jornandès.
[Note 99: ][(retour) ] Sacerdos apud Burgundios omniun maximus vocatur Sinistus; et est perpetuus... Amm. Marc., xxxviii, 6.
[Note 100: ][(retour) ] Rex... potestate deposita removetur, si sub eo fortuna titubaverit belli, vel segetuum copiam negaverit terra... Id., ibid.
[Note 101: ][(retour) ] Ille cum septem dies jejunare eos jussisset, ac fidei rudimentis instituisset, octavo tandem die baptismo donatos dimisit. Socrat., VII, 30.
[Note 102: ][(retour) ] Etenim Hunnorum rege, cui nomen erat Uptarus, præ nimia ciborum ingluvie nocte quadam suffocato... Id., VII, 35.
Cet Oktar dont nous venons de parler était frère de Moundzoukh, père d'Attila; il avait deux autres frères, Œbarse et Roua, chefs souverains comme lui[103], de sorte que cette famille, issue du sang royal, tenait sous sa main la majeure partie des hordes hunniques. Roua était surtout un chef capable et décidé. Par sa liaison avec le patrice romain Aëtius, qui avait été son otage, il était parvenu à mettre le pied dans les affaires intérieures de Rome d'une façon plus qu'incommode pour les empereurs[104]. Roua, qui prenait de toutes mains, s'était fait donner par l'Auguste d'Orient, Théodose II, une subvention annuelle de trois cent cinquante livres d'or, qu'il qualifiait de tribut, mais à laquelle celui-ci donnait le nom plus honnête de solde, par la raison que Roua, ayant reçu un brevet de général romain, était officier de l'empereur, lequel était libre de lui affecter tel traitement ou telle gratification qu'il lui plairait, suivant son mérite: c'était par ces honteux sophismes que la cour de Byzance cherchait à se dissimuler sa lâcheté. Quant aux généraux romains de la façon de Roua, sachant que leur principal mérite était de faire peur, ils usaient largement de ce moyen, qui aboutissait toujours à une augmentation de solde. Roua prétendait établir en principe, vis-à-vis de l'empire, que tout ce qui existait sur la rive septentrionale du Danube, terres et nations, appartenait aux Huns, comme le midi appartenait aux Romains; que c'était là leur domaine, dans lequel nul autre peuple n'avait le droit de s'immiscer. Trois ou quatre peuplades ultra-danubiennes ayant fait un traité d'alliance offensive et défensive avec la cour de Byzance, Roua se plaignit vivement, et menaça de la guerre[105]. Deux consulaires lui furent députés pour entrer en explication; mais dans l'intervalle, en 434 ou 435, Roua mourut, laissant son trône aux mains de ses deux neveux, Attila et Bléda[106]: ce furent les nouveaux rois qui reçurent l'ambassade romaine.
[Note 103: ][(retour) ] Is namque Attila, patre genitus Mundzucco, eujus fuere germani Octar et Roas qui ante Attilam regnum Hunnorum tenuisse narrantur. Jorn., R. Get., 35.--Priscus appelle Moundioukh (Μουνδιοῦχος), le Mundzuccus de Jornandès--Roas est appelé par les Grecs: Ῥοῦας, Ῥοῦγας, Ῥουγίλας.--Ωἠδάρσιος.
[Note 104: ][(retour) ] On peut consulter à ce sujet le morceau intitulé: Bonifacius et Actius, cité plus haut.
[Note 105: ][(retour) ] Cum Roua, Hunnorum rex, statuisset, cum Amildsuris, Ithimaris, Tonosuris, Boiscis, cæterisque gentibus, quæ Istrum accolunt, quod ad armorum societatem cum Romanis jungendam confugissent, bello decertare.... Prisc., exc. leg. p. 47.--Jornandès mentionne des peuples de ces divers noms comme les premiers Huns qui passèrent le Palus-Méotide.--Mox, ingentem illam paludem transiere, illico Alipzuros, Alcidzuros (Amildzuros), Itamaros, Tuncassos et Boiscos, qui ripæ istius Scythiæ insidebant.... Jorn., R. Get., 24.