[Note 354: ][(retour) ] Tanta patricii Aëtii providentia fuit, cui tunc innitebatur respublica hesperiæ plagæ, ut undique bellatoribus congregratis... Jorn., R. Get., 36.
[Note 355: ][(retour) ] Armoriciani... Jorn., R. Get., 36.--Ils vinrent aussi en 468 au secours de l'Arvernie sous la conduite de leur roi Riothimus.
[Note 356: ][(retour) ] Franci Burgundiones... Riparioli... Jorn., R. Get., 36.
[Note 357: ][(retour) ] Ibriones, quondam milites romani, tunc vero jam in numero auxiliariorum exquisiti... Jorn., R. Get., ut. sup.
[Note 358: ][(retour) ] Liciani... Sarmatæ... Saxones... aliæque Celticæ vel Germanicæ nationes. Jorn., R. Get., 36.
Dans la cité d'Arvernie, aujourd'hui la province d'Auvergne, vivait un sénateur, de noblesse à la fois celtique et romaine, dont la famille avait occupé les plus hautes fonctions administratives et militaires dans l'empire d'Occident, des préfectures du prétoire, des maîtrises des milices, des patriciats, et à qui ses ancêtres avaient légué de si grands biens, que son fils Ecdicius, dans une circonstance où il s'agissait de la liberté de l'Arvernie, put lever une armée avec ses seuls clients, et nourrir du blé de ses terres la ville de Clermont affamée[359]. Ce sénateur se nommait Mecilius Avitus. Avitus présentait un étrange composé de mollesse et d'élans énergiques: homme de plaisir et homme d'étude, épicurien patriote, il avait d'abord fait la guerre et servi le gouvernement romain, sous les drapeaux d'Aëtius, avec une bravoure incomparable; entré plus tard dans les carrières civiles, il le servit également bien, et se fit la réputation d'un politique habile et heureux. On vantait surtout l'adresse avec laquelle, en 439, étant préfet du prétoire des Gaules, il avait arraché au roi des Visigoths une trêve ou un traité de paix que ce dernier refusait obstinément aux généraux romains[360]. A l'expiration de chacune de ses charges, Avitus venait s'ensevelir dans sa délicieuse villa d'Avitacum, qu'il avait fait construire à l'endroit le plus agreste de ses montagnes, sous un rocher couvert de sapins, au milieu d'eaux jaillissantes et sur la lisière d'un petit lac[361]. Il y menait une vie tout à la fois voluptueuse et occupée, en compagnie de ses livres, des gens de lettres qui affluaient chez lui de toutes parts, et des femmes élégantes de la province. Des fenêtres de sa bibliothèque, où les beaux esprits venaient réciter leurs vers et leur prose, on apercevait les bains thermaux[362] qu'il avait fait bâtir à grands frais pour l'agrément de ses hôtes et pour le sien. Sa famille se composait de deux fils, dont l'aîné, Ecdicius, succéda plus tard à son importance, et d'une fille nommée Papianilla, qui avait épousé Sidonius, de la famille lyonnaise des Apollinaires, homme honorable et distingué, et déjà le poëte le plus en vogue de tout l'Occident.
[Note 359: ][(retour) ] Greg. Tur., Hist. Franc., 11.
.....Postquam undique nullum
Præsidium, ducibusque tuis nil, Roma, relictum est,
Fœdus, Avite, novas: sævum tua pagina regem
Lecta domat...
(Sidon. Apollin., Panegyr. Avit., v. 36.)
[Note 361: ][(retour) ] On peut voir la description d'Avitacum dans une lettre charmante de son gendre Sidoine Apollinaire, Epist. II, 2.
[Note 362: ][(retour) ] Balnæum ab Africo radicibus nemorosæ rupis adhærescit. Sid. Apollin., Epist. II, 2.