I
TRADITIONS LATINES.
Il existe, soit en latin, soit en vieille langue française, plusieurs romans composés au moyen âge sous le titre: Attile flagellum Dei (Attila, fléau de Dieu); et qui sont ordinairement une compilation des traditions d'Italie et de Gaule, faite d'après l'ouvrage du Dalmate Juvencus Cœlius Calanus, auteur d'une histoire du roi des Huns, remplie d'enjolivements fabuleux. Un de ces poëmes ou romans se trouve parmi les manuscrits de la bibliothèque de Modène. Il est écrit en français, mais traduit du latin. En voici la description, telle que nous la donne M. Paul Lacroix, dans ses Notices et Extraits des manuscrits concernant l'histoire de France et la littérature française, conservés dans les bibliothèques d'Italie, in-8º, Paris, 1839.
«Libri Attile flagellum Dei, 2 vol. in-4, pap., miniature à la plume et en couleur, écriture du XIVe siècle.
«Le premier volume est intitulé: Liber primus Attile flagellum Dei translatus de cronica in lingua franciæ per Nicolaum, olim D. Johannis de Casola, de Bononia.
«Commencement du roman:
Deu fils la Vergen, li souverain criator,
Jeshu Crist verais il nostro redemptor...
«Ce roman qui paraît une traduction de l'histoire de Juvencus Cœlius Calanus, est rempli de notes marginales écrites de la main de J.-M. Barbieri, auteur d'un traité Della Origo della Poesia rimata, publié par Tiraboschi.....»
II
TRADITIONS GERMANIQUES
DESCRIPTION DE LA COUR d'ATTILA D'APRÈS L'HELDENBUCH.
ETZELS HOFHALTUNG.