..... Inductis ambos dum jungeret amnes
Gurgitibus, posset puppes ut ferre natantes,
In Rhenum de Danubio celer efficeretur
Et facilis cursus ratibus...

Poet. Sax., eod. ann. Ducta est fossa inter prædictos fluvios duorum millium passuum longitudine, latitudine trecentorum pedum... Annal. Laurisham., ann. cit.

..... In longum passus duo millia ducta
Fossa fuit, pedibus ter centum lata patebat.

Poet. Sax., ub. sup.

[Note 325: ][(retour) ] Aventin. Annal. Boïc., iv, p. 335.

[Note 326: ][(retour) ]

Instabat princeps navalem condere pontem
Qui per Danubium bello prodesset agendo.

Poëta Saxo. ad ann. 792.

La nation avare semblait abattue. Dispersée dans ses bois et ses montagnes, elle ne songeait ni à se rallier ni à reprendre ses armes, quand un message des Saxons vint l'agiter de nouveau. Ils l'invitaient à se joindre à eux pour un grand effort qui, brisant le joug des Franks en Germanie, les balaierait au delà du Rhin. «Déjà même, assuraient-ils, leurs troupes avaient détruit une division de l'armée de Charlemagne sur les bords du Wéser; bientôt la Germanie tout entière serait debout: quelle plus belle occasion pour les peuples d'assurer à jamais leur liberté?» Ce message causa parmi les Huns une émotion profonde. Les souffrances de la dernière campagne avaient créé chez eux un parti de la paix; le ressentiment et l'espérance entretenaient le parti de la guerre: on se disputa, on en vint aux mains, et les deux chefs qui avaient provoqué et conduit les expéditions d'Italie et de Bavière, le kha-kan et le ouïgour furent massacrés[327]. Le parti de la paix triomphait; il choisit pour kha-kan un certain Tudun, lequel s'empressa d'envoyer à Charlemagne une ambassade chargée de lui déclarer que son peuple et lui se mettaient à la merci du roi des Franks, et que pour son compte il recevrait volontiers le baptême[328]. Charlemagne accueillit mal le message et les messagers, soit qu'il doutât de la sincérité de la proposition, soit que dans l'état des choses il lui convînt de frapper à la fois deux grands coups sur deux peuples païens qui avaient cherché à s'entendre.

[Note 327: ][(retour) ] Chagan sive Jugurro intestina clade a suis occisis... Annal. Franc. Dusch., ad ann. 796.