Note 909: Τριών δέ όντων έθνών όμογλώττων, καί κατ΄ άλλο ούδέν έξηλλαγμένων… Strab. l. XII, p. 567.
Note 910: Τοσίωποι. Plutarch. de virtut. mulier. p. 259.
Quant à la population subjuguée, elle se composait de Phrygiens et de colonies grecques qui s'étaient introduites à différentes époques dans le pays, et que la domination d'Alexandre et de ses successeurs en avaient rendues maîtresses. Les Phrygiens étaient nombreux, surtout dans la partie occidentale, où ils habitaient, sur les deux rives du Sangarius, des villages bâtis avec les ruines de leurs anciennes cités[911]. Gordium, autrefois capitale d'une grande monarchie, ne comptait plus que parmi les bourgs des Tectosages, cependant sa situation lui conservait encore quelque importance commerciale; placée à distance à peu près égale de l'Hellespont, du Pont-Euxin et du golfe de Cilicie, il servait de lieu de halte pour les marchands et d'entrepôt pour les marchandises provenant de ces mers[912]. On ignore quelle était la disposition des colonies grecques au milieu des tribus phrygiennes. L'industrie principale des races subjuguées consistait à élever des troupeaux de chèvres, dont le poil fin et soyeux était aussi recherché dans l'antiquité qu'il l'est encore de nos jours[913]. La population totale, en y comprenant les Gaulois, les Grecs et les Asiatiques, se subdivisait en cent quatre-vingt-quinze cantons[914].
Note 911: Έπί δέ τούτψ (τψ Σαγγαρίψ) τά παλαιά τών Φρυγών οίκμητήρια,
Μίδου, καί έτι πρότερον Γορδίου καί άλλων τινών, ούδ΄ ίχνη σώζοντα
πόλεων, άλλά κώμαι μικρψ μείζους τών άλλων. Strab. l. XII, p. 567.
Note 912: Gordium… haud magnum quidem oppidum est, sed plusquàm mediterraneum celebre et frequens emporium. Tria maria pari fermè distantia intervallo habet… Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 18.
Note 913: Strab. l. XII.—Tournefort. Voyage dans le Levant, t. II.
Note 914: Populi ac tetrarchiæ omnes, numero CXCV. Plin. l. V, c. 32.
Le gouvernement que les Kimro-Galls organisèrent entre eux fut une espèce de gouvernement aristocratique et militaire. Chacune des nations Tolistoboïe, Tectosage et Trocme fut partagée en quatre districts ou tétrarchies, comme les Grecs les appelaient, et chaque district régi par un chef suprême ou tétrarque[915]. Ce nom, tiré de l'idiome des vaincus et donné par eux au premier magistrat des conquérans, passa bientôt dans la langue politique de ceux-ci, et remplaça le titre gaulois que le chef de district avait dû porter d'abord. Après le tétrarque, et au second rang, étaient un magistrat civil ou juge, un commandant des troupes, et deux lieutenans du commandant[916]. En cas de guerre générale, comme cela se pratiquait chez les autres nations gauloises, un seul chef était investi de l'autorité souveraine et absolue. Les tétrarchies étaient électives et temporaires. Les douze tétrarques réunis composaient le grand conseil du gouvernement; mais il existait un second conseil de trois cents membres, pris, selon toute apparence, parmi les chefs de tribus et les officiers des armées[917], et dont le pouvoir était, dans certains cas, supérieur à celui du premier. Gardien des privilèges de la race conquérante, il formait une haute cour de justice à laquelle ressortissaient toutes les causes criminelles relatives aux hommes de cette race; et nul Gaulois ne pouvait être puni de mort que sur ses jugemens. Les trois cents se rassemblaient chaque année à cet effet dans un bois de chênes consacré, appelé Drynémet[918].
Note 915: Έκαστα έθνη διελόντες είς τέτταρας μερίδας τετραρχίαν
έκάστην έκάλεσαν, τετράρχην έχουσαν ϊδιον… Strab. l. XII, p. 567.
Note 916: Δικαστήν ένα, καί στρατοφύλακα ένα, ύπό τψ τετράρχη
τεταγμένους ύποστρατοφύλακας δέ δύο. Strab. l. III, loc. citat.