Note 985: Omnia eadem utrimque, quæ fuerant in priore prælio, erant præter animos, et victoribus ab re secundâ auctos, et hostibus fractos: quia etsi non ipsi victi erant, suæ gentis hominum cladem pro suâ ducebant. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 26.
Note 986: Octo millia ceciderunt. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 27.
—Appian. Bell. Syriac. p. 115.
Note 987: Sed alligati miraculo quodam fuere, quùm catenas morsibus
et ore tentassent, quum offocandas invicem fauces præbuissent.
Flor. l. II, c. 11.
Note 988: Ipse (jam enim medium autumni erat) locis gelidis
propinquitate Tauri montis excedere properans, victorem exercitum in
hiberna maritimæ oræ reduxit. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 27.
ANNEE 188 avant J.-C.
Les acclamations de toutes les villes qui avaient embrassé le parti romain l'accueillirent à son passage. «Si la victoire remportée sur Antiochus était plus brillante, disent les historiens, celle-ci fut plus agréable aux alliés de la république[989]. Car la domination syrienne, avec ses tributs et son oppression, paraissait encore plus supportable que le voisinage de ces hordes toujours prêtes à fondre sur l'Asie, comme un orage impétueux[990].» Voilà ce que pensaient les villes de la Troade, de l'Éolide et de l'Ionie; et elles envoyèrent en grande pompe à Éphèse des ambassadeurs chargés d'offrir des couronnes d'or à Manlius, comme au libérateur de l'Asie[991]. Ce fut au milieu de ces réjouissances que les plénipotentiaires gaulois et ceux d'Ariarathe arrivèrent auprès du consul; les premiers pour traiter de la paix, les seconds pour solliciter le pardon de leur maître, coupable d'avoir secouru Antiochus son beau-père et les Galates ses alliés. Ce roi, vivement réprimandé, fut taxé à deux cents talens d'argent, en réparation de son crime. Bien au contraire, le consul fit aux Kimro-Galls l'accueil le plus bienveillant[992]; néanmoins ne voulant rien terminer sans les conseils d'Eumène, alors absent, il fixa, pour l'été suivant, une seconde conférence, dans la ville d'Apamée, sur l'Hellespont. Satisfaits du coup dont ils venaient de frapper la Galatie, les Romains, loin de pousser à bout cette race belliqueuse, qui conservait encore une partie de sa force, employèrent tous leurs efforts à se l'attacher. Aux conférences d'Apamée, il ne fut question ni de tribut, ni de changemens dans les lois ou le gouvernement des Galates. Tout ce qu'exigeait Manlius, c'était qu'ils rendissent les terres enlevées aux alliés de Rome[993], qu'ils renonçassent à leur vagabondage inquiétant pour leurs voisins, enfin, qu'ils fissent avec Eumène une alliance intime et durable[994]. Ces conditions furent acceptées.
Note 989: Ούχ οϋτως έχάρησαν Άντιόχου ληφθέντος έπί τψ δοκεϊν άπολελΰσθαι, τινές μέν φόρων, οί δέ φρουράς, καθόλου δέ πάντες βασιλικών προσταγμάτων… Polyb. ex excerpt. legat. XXXV.
Note 990: Tolerabilior regia servitus fuerat, quàm feritas immanium
barbarorum, incertusque in dies terror, quò velut tempestas eos
populantes inferret. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 37.
Note 991: Coronas aureas attulerant. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 37.
—Polyb. excerpt. legat, XXXV.
Note 992: Φιλανθρώπως άποδεξάμενος. Polyb. loc. cit.
—T. L. l. XXXVIII, c. 37.