Note 239: Elitovio duce. Tit. Liv. l. V, c. 35.—Aile, Aele, vent;
dobh, impétueux, orageux.

Note 240: Auctor est Cato Cenomanos juxtà Massiliam habitasse in
Volcis. Plin. l. III, c. 19.

Note 241: Favente Belloveso. Tit. Liv. l. V, c. 35.

Note 242: En langue gallique Briga signifiait une ville fortifiée.

Note 243: Fearann, habitation, colonie; ce mot paraît composé de fear, homme, et fonn, terre: fear-fhonn, terre partagée par têtes d'hommes. Voyez le Diction. gael. d'Armstrong, au mot Fearann.

A quelque temps de là, une troisième émigration partit encore de la Gaule pour se diriger vers l'Italie. Elle était moins nombreuse que les premières, et se composait de tribus liguriennes (Salies, Læves, Lebekes) que les Galls avaient déplacées dans leurs courses; elle passa les Alpes maritimes, et s'établit à l'occident des Insubres, dont elle ne fut séparée que par le Tésin[244].

Note 244: Tit. Liv. l. V, c. 35.—Polyb. l. II, p. 105.
—Plin. l. III, c. 17.

Mais, au sein de la Gaule, le mouvement de la conquête emportait les conquérans eux-mêmes. L'avant-garde des Kimris, poussée par la masse des envahisseurs qui se pressaient derrière elle, se vit contrainte de suivre la route tracée par les vaincus, et d'émigrer à son tour. Une grande horde, composée de Boïes, d'Anamans et de Lingons (ceux-ci s'étaient emparés du territoire situé autour des sources de la Seine), traversa l'Helvétie, et franchit les Alpes pennines. Trouvant la Transpadane entièrement occupée par les émigrations précédentes, les nouveaux venus passèrent[245] sur des radeaux le fleuve sans fond (c'est ainsi qu'ils surnommèrent le Pô[246]), et chassèrent les Étrusques de toute la rive droite. Voici comment ils firent entre eux le partage du pays.

Note 245: Pennino deindè Boïi Lingonesque transgressi….. Pado ratibus trajecto….. Tit. Liv. l. V, c. 35.—Au sujet des Anamans, voyez Polybe, l. II, p. 105.

Note 246: Παρά γε μέν τοϊς έγχωρίοις ό ποταμός προσαγορεύεται Βόδεγκος. Polyb. l. II, p. 104.—Bodincus, quod significat fundo carens. Plin. l. III, c. 16.—D'après un étymologiste grec, l'autre nom du Pô, Padus, serait dérivé du mot gaulois Pades signifiant Sapin: «Metrodorus Scepsius dicit: quoniam circà fontem arbor multa sit picea, quæ Pades gallicè vocetur, Padum hoc nomen accepisse.» Plin. l. c.