Note 374: Tit. Liv. l. VII, c. 1.
Note 375: Ούκ έτόλμησαν άντεξαγαγεϊν Ρωμαϊοι τά στρατόπεδα.
Polyb. l. II, p. 106.
Note 376: Οί δέ Γαλάται καταπλαγέντες τήν έφοδον αύτών..
Idem, p. 107.
Note 377: In Tiburtem agrum… arcem belli gallici.
Tit. Liv. l. VII, c. II Polyb. l. II, p. 107.
ANNEE 361 avant J.-C.
Telle fut l'issue de cette campagne tout-à-fait insignifiante, si l'on s'en tient au témoignage de l'historien romain le plus digne de foi. Mais chez la plupart des autres, on la trouve embellie d'un de ces exploits merveilleux qui plaisent tant à l'imagination populaire et qu'on voit se reproduire presque identiquement dans les annales primitives de toutes les nations.
Ils racontent que dans le temps que les armées romaine et gauloise, campées des deux côtés de l'Anio, s'observaient l'une l'autre, un Gaulois, dont la taille surpassait de beaucoup la stature des plus grands hommes, s'avança sur un pont qui séparait les deux camps. Il était nu; mais le collier d'or et les brasselets indiquaient le rang illustre qu'il tenait parmi les siens; son bras gauche était passé dans la courroie de son bouclier, et, de ses deux mains, élevant au-dessus de sa tête deux énormes sabres, il les brandissait d'un air menaçant[378]. Du milieu du pont, le géant provoqua au combat singulier les guerriers romains; et, comme nul n'osait se présenter contre un tel adversaire, il les accablait de moqueries et d'outrages, et leur tirait, dit-on, la langue en signe de mépris[379]. Piqué d'honneur pour sa nation, le jeune Titus Manlius, descendant de celui qui avait sauvé le Capitole de l'escalade nocturne des Sénons, va trouver le dictateur qui commandait alors l'armée. «Permets-moi, lui dit-il, de montrer à cette bête féroce que je porte dans mes veines le sang de Manlius[380].» Le dictateur l'encourage, et Manlius, s'armant du bouclier de fantassin et de l'épée espagnole, épée courte, pointue, à deux tranchans, s'avance vers le pont[381]; il était de taille médiocre, et ce contraste faisait ressortir d'autant plus la grandeur de son ennemi, qui, suivant l'expression de Tite-Live, le dominait comme une citadelle[382].
Note 378: Nudus, præter scutum et gladios duos, torque atque armillis
decoratus. Quint. Claudius apud Aulum Gell. l. IX, 3.
Note 379: Nemo audebat propter magnitudinem atque immanitatem faciei.
Deinde Gallus irridere atque linguam exertare. Q. Claud. loco citat.
—Tit. Livius, l. VII, c. 10.
Note 380: «Si tu permittis volo ego illi belluæ ostendere me ex eâ
familiâ ortum quæ Gallorum agmen ex rupe Tarpeià dejecit.»
Tit. Liv. loc. citat.