Par l'épée ou par le fourreau
Devenir duc est toujours beau,
Il n'importe la manière.
Laire lan laire.
—L'abbé, dit M. d'Anquetil, vous ne buvez pas, et de plus vous déraisonnez. J'étais, en Italie, dans la guerre de succession, sous les ordres d'un brigadier qui traduisait Polybe. Mais c'était un imbécile. Pourquoi traduire Zozime?
—Si vous voulez tout savoir, dit mon bon maître, j'y trouve quelque sensualité.
—A la bonne heure! dit M. d'Anquetil, mais en quoi M. Tournebroche, qui en ce moment caresse ma maîtresse, peut-il vous aider?
—Par la connaissance du grec, dit mon bon maître, que je lui ai donnée.
M. d'Anquetil se tournant vers moi:
—Quoi, monsieur, dit-il, vous savez le grec! Vous n'êtes donc pas gentilhomme?
—Monsieur, répondis-je, mon père est porte-bannière de la confrérie des rôtisseurs parisiens.
—Il m'est donc impossible de vous tuer, me répondit-il. Veuillez m'en excuser. Mais, l'abbé, vous ne buvez pas. Vous me trompiez. Je vous croyais un bon biberon, et j'avais envie de vous prendre pour mon aumônier quand j'aurai une maison.
Cependant, M. l'abbé Coignard buvait à même la bouteille, et
Catherine, penchée à mon oreille, me disait: