--Vous avez tort, dit Jacques de Cadde à Philippe Dellion, croyez-moi, vous avez tort de ne pas travailler le coup du père François... On ne sait pas ce qui peut arriver... après l'Exposition... Et du moment que nous faisons des réunions publiques...

--Il y a une chose vraie, dit Astolphe de Courtrai. C'est que, pour avoir de bonnes élections dans vingt mois, il faut se préparer à faire campagne. Je vous réponds que, moi, je serai prêt. Je travaille tous les jours la boxe et le bâton.

--Quel est votre professeur? demanda Philippe Dellion.

--Gaudibert. Il a perfectionné la boxe française. C'est étonnant! Il a des coups de savate exquis, et bien à lui... C'est un professeur de premier ordre, qui comprend l'importance capitale de l'entraînement.

--L'entraînement, tout est là, dit Jacques de Cadde.

--Bien sûr, reprit Astolphe de Courtrai. Et Gaudibert a des méthodes supérieures d'entraînement, tout un système basé sur l'expérience: massages, frictions, régime diététique précédant une alimentation substantielle. Sa devise est « Contre la graisse, pour le muscle». Et il vous obtient, en six mois, mes amis, un coup de poing d'une élasticité... et un coup de pied d'une souplesse...

Madame de Chalmot demanda:

--Est-ce que vous ne pouvez pas jeter en bas cet insipide ministère?

Et à la seule idée du cabinet Waldeck, elle secouait avec indignation sa jolie tête de petit Samuel.

--Ne vous inquiétez donc pas, madame, dit Lacrisse. Ce ministère sera remplacé par un autre tout pareil.