Père ni mère, proche ni parent ;
Vivre m’est deuil et navrement !
Une des Ouessantines s’est caché la figure dans son mouchoir : on sent qu’elle fait effort pour étouffer des sanglots. Le marin avec qui j’ai causé tantôt me chuchote à l’oreille :
— Elle a une cœursée, la pauvre ! On jurerait que c’est sa propre gwerz, en vérité, que l’homme aux chansons lui débite là.
Sur un rythme plus doux, avec un balancement léger de tout le corps, Yann poursuit :
Mais non !… Il est au ciel un Père,
Et à Rumengol bonne Mère !
Ma mère bien souvent m’a dit
De prier la Vierge bénie,
La Vierge tendre de Rumengol,