«—Tu as dit que je pouvais quelque chose pour ton soulagement. Je suis prêt, prononça-t-il d'une voix ferme.
«—Si j'ai dit cela, n'en tiens aucun compte… Adieu, Noël! Garde mon souvenir. Je t'ai aimé dans la vie, je t'aime dans la mort…
«Le spectre d'Evenn Mordellès se reculait déjà dans l'ombre, mais le fils de Rozvélenn, bondissant hors de l'écurie, lui barra résolument le passage.
«—Tu ne t'en iras pas ainsi, cria-t-il. Je puis, de ton propre aveu, quelque chose pour la délivrance de ton âme. Eh bien! cela, quoi qu'il doive m'en coûter, fût-ce ma damnation éternelle, je veux l'accomplir, entends-tu? Je le veux!
«—De plus impérieux devoirs t'obligent envers ton père et ta mère. Pour l'amour d'eux, au nom du repos de leurs vieux jours, si durement gagné, Noël, n'insiste point!
«—Parle! te dis-je, ou je me brise le crâne contre ces murailles.
«—Tu l'exiges? Tu as tort.
«—J'ai tort, soit! Je l'exige.
«—Attelle donc la Blanchonne au char à bancs, car nous aurons de la route à faire. Ce n'est plus à Landerneau que nous allons cette fois…
«… Dans le lit clos de la cuisine, Jean Bleiz, réveillé de son premier somme, poussa du coude la bonne Glauda.