Petits oiseaux, vous fredonnez, joyeux,

Et vous ne savez point ma peine…

«Il n'y avait dans la maison, quand j'entrai, que la ménagère, Fanta. Elle fut toute surprise de me revoir si tôt:

«—Tu as fini de bonne heure! dit-elle sans qu'il y eût toutefois le moindre reproche dans son accent… Tu auras un bon moment à t'ennuyer, mon fils, avant que le souper ne soit prêt.

«—Faites excuse, Fanta, répondis-je. Avec votre permission, je ne resterai point souper.

«—Hein?

«—Non, j'ai désir de m'en retourner chez nous. Je ne suis pas à mon aise.

«—Tu auras attrapé chaud et froid, imprudent!

«—Peut-être bien.

«—Et tu veux faire trois lieues, de nuit, mal portant comme tu es?… Je ne me le permettrai pas… Tu vas te coucher dans notre lit qui est clos et suffisamment moelleux. Garandel et moi nous saurons bien trouver place dans celui de Néa, et la fillette sera enchantée de coucher à l'étable.