Elle sembla confuse, un instant. Puis, répondant à elle-même, elle décida:

—Oui, c’est mieux!

Siméon, gauchement, s’informait:

—Mieux que quoi?

Mais elle demeura silencieuse, la tête baissée; et, d’un geste tendre, elle se mit au bras de Siméon, toute proche de lui. Ils prirent le bateau, au Point-du-Jour, vers Meudon.

Marie Galande aima l’horizon de belles collines, couvertes d’arbres, au loin, comme d’une mousse. Elle se plut aux jeux de la lumière sur l’espace large et au reflet du ciel dans l’eau. La chaleur rayonnait et vibrait dans l’atmosphère épaissie.

Un petit restaurant leur offrit le régal d’une friture renommée, et puis un bifteck. Et Marie Galande battit des mains en l’honneur de ce bon repas, des bateaux qui défilaient et de la compagnie de Siméon. Mais elle détesta les sifflets criards des remorqueurs; elle se bouchait les oreilles et disait:

—Ils gâtent tout!

Et Siméon s’amusait de la voir ... Ensuite, par les sentiers en lacets, ils grimpèrent, Marie Galande au bras de Siméon, tous deux allègres en dépit du soleil lourd. Ils arrivèrent au bois.

Quand ils y furent entrés, la douceur de l’ombre les enchanta. Le silence se fit autour d’eux. Ils ralentirent leur marche; et Marie Galande devint songeuse, à se sentir environnée de calme immobile.