—Allons-nous-en!—dit Picrate.
Ils sortirent. Dans la rue, les boutiques ouvraient. Les concierges battaient leurs tapis. Des contrevents claquaient aux murs. Les passants étaient plus nombreux. Ils évitaient le chariot de Picrate. Siméon se rangeait et ne suivait pas sans difficulté Picrate, qui lançait à grands coups son chariot.
—Réfléchis, Picrate!
Mais Picrate haussa les épaules et ne s’arrêta point.
A quelque distance, Siméon aperçut le drapeau du commissariat, la lanterne rouge ...
—Alors, adieu, Picrate!
—Adieu, Siméon!
Ils se donnèrent une brusque poignée de main. Siméon se détourna. Tandis qu’il s’éloignait, le bruit de roues que faisait le chariot de Picrate l’émut péniblement. Et puis il ne discerna plus rien dans le tumulte de la rue; et, sans savoir où il allait, il continua son chemin.