—On se reverra?—criait Picrate.
—Oui, oui!—fit-elle.
Et elle recommença, de sa voix claire et gaie, la chanson du «mouron pour les petits oiseaux». Les deux camarades la regardaient et l’écoutaient. Elle tourna au coin d’une rue, bientôt. Ils ne la virent plus et entendirent, décroissant, le refrain monotone.
—Elle est aussi un petit oiseau!—dit Siméon.
—Bien!—répondit Picrate.
Il était d’une terrible humeur. Il partit brusquement, sans permettre que Siméon payât son deuxième café noir ni son cognac. Il grogna dans ses moustaches:
—Si j’avais encore mes jambes, ça ne se passerait pas comme ça ... Et puis, si tu la veux, je te la laisse!
Siméon dédaigna de répliquer.