Footnote 39: [(return) ]

La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et les premières années du XIXe en France, par Louis Bertrand, Paris, Hachette, 1897.

Pour Henri Potez[40], il y a dans les Élégies du Dorat, du Parny, du Bertin, et une inspiration plus sincère dans les passages où André Chénier chante l'amitié que dans sa note amoureuse.

Footnote 40: [(return) ]

L'Élégie en France avant le Romantisme, de Parny à Lamartine (1778-1820), par Henri Potez, Paris, C. Levy, 1898.

Pour Petit de Julleville[41], les Bucoliques sont 'des récits pathétiques enfermés dans un cadre antique.'

Footnote 41: [(return) ]

Histoire de la Langue et de la Littérature françaises, par Petit de Julleville, Paris, A. Colin, 8 vol. (t. vi, 650-78, par Petit de Julleville).

Pour Brunetière[42], que nous retrouvons jugeant André Chénier, André Chénier est artiste, dilettante, autant que poète: idées ou sentiments n'ont pour lui de valeur que revêtus d'une forme somptueuse. Il a contribué à la déformation de l'idéal classique[43]. C'est 'un Ronsard qui aurait lu Voltaire, Montesquieu, Buffon.'

Footnote 42: [(return) ]

Revue des Deux Mondes, 15 mars 1898. Classique ou Romantique? (non signé).

Footnote 43: [(return) ]

Manuel de l'histoire de la littérature française, par F. Brunetière, Paris, Delagrave, 1898 (pp. 367-72, 375-9).

On a vu comme avait été successive et échelonnée sur de longues années la révélation de l'oeuvre d'André Chénier. En 1874 seulement avait paru, donnée par le détenteur des manuscrits, l'édition qu'on pouvait croire complète et définitive. Mais l'on sait aussi combien cette oeuvre laissée en portefeuille était demeurée fragmentaire.

Or, l'éditeur de 1874 n'avait pas publié tous les fragments. Sa veuve, qui était restée en possession des manuscrits, les légua à sa mort à la Bibliothèque Nationale avec cette clause qu'on ne pourrait les consulter qu'en 1899. Cette date venue, M. Abel Lefranc exhuma ces reliques. Ce furent d'abord des fragments d'une Histoire générale des Littératures rêvée par A. Chénier[44], puis une oeuvre politique et sociale, intitulée Apologie[45], enfin des Notes philologiques et littéraires sur la littérature chinoise, des fragments sur l'histoire du christianisme, des projets et plans de poésies et des 'quadri[46].'