Un beau cygne soupire, et de sa douce voix,

De sa voix qui bientôt lui doit être ravie,

Chante, avant de partir, ses adieux à la vie,

Ainsi, les yeux remplis de langueur et de mort,

Pâle, elle ouvrit sa bouche en un dernier effort:

'O vous, du Sébéthus naïades vagabondes,

Coupez sur mon tombeau vos chevelures blondes.

Adieu, mon Clinias! moi, celle qui te plus,

Moi, celle qui t'aimai, que tu ne verras plus. 10

O cieux, ô terre, ô mer, prés, montagnes, rivages,