Fleurs, bois mélodieux, vallons, grottes sauvages,

Rappelez-lui souvent, rappelez-lui toujours

Néère tout son bien, Néère ses amours;

Cette Néère, hélas! qu'il nommait sa Néère,

Qui, pour lui criminelle, abandonna sa mère;

Qui, pour lui fugitive, errant de lieux en lieux,

Aux regards des humains n'osa lever les yeux.

Oh! soit que l'astre pur des deux frères d'Hélène

Calme sous ton vaisseau la vague ionienne;

Soit qu'aux bords de Pæstum, sous ta soigneuse main,