Et qu'enfin rassuré, cette joue enfantine

Doive à mes seuls baisers cette rougeur divine.

Oh! je voudrais qu'ici tu vinsses un matin

Reposer mollement ta tête sur mon sein!

Je te verrais dormir, retenant mon haleine,

De peur de t'éveiller, ne respirant qu'à peine.

Mon écharpe de lin, que je ferais flotter,

Loin de ton beau visage aurait soin d'écarter

Les insectes volants dont les ailes bruyantes

Aiment à se poser sur les lèvres dormantes.