A peine ouverte au jour, ma rose s'est fanée.

La vie eut bien pour moi de volages douceurs;

Je les goûtais à peine, et voilà que je meurs.

Mais, oh! que mollement reposera ma cendre,

Si parfois, un penchant impérieux et tendre

Vous guidant vers la tombe où je suis endormi,

Vos yeux en approchant pensent voir leur ami!

Si vos chants de mes feux vont redisant l'histoire;

Si vos discours flatteurs, tout pleins de ma mémoire,

Inspirent à vos fils, qui ne m'ont point connu,