L'ennui de naître à peine et de m'avoir perdu!

Qu'à votre belle vie ainsi ma mort obtienne

Tout l'âge, tous les biens dérobés à la mienne;

Que jamais les douleurs, par de cruels combats,

N'allument dans vos flancs un pénible trépas;

Que la joie en vos coeurs ignore les alarmes;

Que les peines d'autrui causent seules vos larmes;

Que vos heureux destins, les délices du ciel,

Coulent toujours trempés d'ambroisie et de miel,

Et non sans quelque amour paisible et mutuelle;