O jours de mon printemps, jours couronnés de rose,

A votre fuite en vain un long regret s'oppose,

Beaux jours, quoique souvent obscurcis de mes pleurs,

Vous dont j'ai su jouir même au sein des douleurs,

Sur ma tête bientôt vos fleurs seront fanées,

Hélas! bientôt le flux des rapides années

Vous aura loin de moi fait voler sans retour.

Oh! si du moins alors je pouvais à mon tour,

Champêtre possesseur, dans mon humble chaumière

Offrir à mes amis une ombre hospitalière;