Voir mes lares charmés, pour les bien recevoir,

A de joyeux banquets la nuit les faire asseoir;

Et là nous souvenir, au milieu de nos fêtes,

Combien chez eux longtemps, dans leurs belles retraites,

Soit sur ces bords heureux, opulents avec choix,

Où Montigny s'enfonce en ses antiques bois,

Soit où la Marne lente, en un long cercle d'îles,

Ombrage de bosquets l'herbe et les prés fertiles,

J'ai su, pauvre et content, savourer à longs traits

Les muses, les plaisirs, et l'étude et la paix!