Franchit avec Lucrèce, au flambeau de Newton,

La ceinture d'azur sur le globe étendue.

Je vois l'être et la vie et leur source inconnue,

Dans les fleuves d'éther tous les mondes roulants.

Je poursuis la comète aux crins étincelants,

Les astres et leurs poids, leurs formes, leurs distances;

Je voyage avec eux dans leurs cercles immenses.

Comme eux, astre, soudain je m'entoure de feux;

Dans l'éternel concert je me place avec eux:

En moi leurs doubles lois agissent et respirent: