Du sang d'un peuple entier ne sera point avide,

Et ne me dira point, avec un rire affreux,

Qu'ils se plaignent sans cesse et qu'ils sont trop heureux;

Où, loin des ravisseurs, la main cultivatrice

Recueille les dons d'une terre propice;

Où mon coeur, respirant sous un ciel étranger,

Ne verra plus des maux qu'il ne peut soulager;

Où mes yeux, éloignés des publiques misères,

Ne verront plus partout les larmes de mes frères,

Et la pâle indigence à la mourante voix,