Mourir sans vider mon carquois!

Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leur fange

Ces bourreaux barbouilleurs de lois!

Ces vers cadavéreux de la France asservie,

Égorgée! ô mon cher trésor,

O ma plume, fiel, bile, horreur, dieux de ma vie!

Par vous seuls je respire encor:

Comme la poix brûlante agitée en ses veines

Ressuscite un flambeau mourant.

Je souffre; mais je vis. Par vous, loin de mes peines,