—Vénérable indigent, va, nul mortel chez moi
N'oserait élever sa langue contre toi.
Tu peux ici rester, même oisif et tranquille,
Sans craindre qu'un affront ne trouble ton asile.
—L'indigent se méfie.—Il n'est plus de danger.
—L'homme est né pour souffrir.—Il est né pour changer.
—Il change d'infortune!—Ami, reprends courage:
Toujours un vent glacé ne souffle point l'orage.
Le ciel d'un jour à l'autre est humide ou serein,
Et tel pleure aujourd'hui qui sourira demain.