Je puis même, tournant la meule nourricière,
Broyer le pur froment en farine légère.
Je puis, la serpe en main, planter et diriger
Et le cep et la treille, espoir de ton verger.
Je tiendrai la faucille ou la faux recourbée,
Et devant mes pas l'herbe ou la moisson tombée
Viendra remplir ta grange en la belle saison;
Afin que nul mortel ne dise en ta maison,
Me regardant d'un oeil insultant et colère:
O vorace étranger, qu'on nourrit à rien faire!