D'un long jeûne flétri, d'un long chemin lassé

Et de plus d'un grand fleuve en nageant traversé,

Je parais énervé, sans vigueur, sans courage;

Mais je suis né robuste et n'ai point passé l'âge.

La force et le travail, que je n'ai point perdus,

Par un peu de repos me vont être rendus.

Emploie alors mes bras à quelques soins rustiques.

Je puis dresser au char tes coursiers olympiques,

Ou, sous les feux du jour, courbé vers le sillon,

Presser deux forts taureaux du piquant aiguillon.