Footnote 5: [(return) ]

FRAGMENTS DE L'AVEUGLE dans une note des Élégies de Millevoye, 1814-16.

Footnote 6: [(return) ]

FRAGMENTS DU MENDIANT dans Mélanges littéraires, composés de morceaux inédits de Diderot, Caylus, Thomas, Rivarol, ANDRÉ CHÉNIER, par Fayolle, Paris, Pouplin, 1816.

Footnote 7: [(return) ]

OEUVRES POÉTIQUES D'ANDRÉ CHÉNIER, publiées par H. de Latouche. Paris, Beaudoin frères, Foulon et Cie, 1819. (A la fin du volume Latouche donne MÈLANGES DE PROSE, articles publiés du vivant de l'auteur, et quelques morceaux et fragments posthumes.) (Réimpressions en 1820 et 1822.)

Footnote 8: [(return) ]

Revue encyclopédique, octobre 1819, compte rendu par Népomucène Lemercier.

Il fait une 'imitation outrée des formules et des tours antiques.' Il multiplie les césures et rompt ses vers par de brusques enjambements. Et toute cette 'témérité systématique' vient de ce qu'il est 'agité du désir d'innover partout.' Il a d'ailleurs 'des beautés éparses mais éclatantes,' des 'expressions trouvées,' une 'tendance à traduire les idées en figures,' enfin un 'abandon, un naturel exquis.' Détail caractéristique, Lemercier admire la périphrase:

Dans les douze palais où résident les mois,

comme 'une élégante circonlocution.'

Incorrections de style et de construction, déplacement des césures, voilà les défauts que déplore aussi Charles Loyson[9]. Son admiration va aux élégies et aux idylles. C'est là seulement que l'on trouve ce que le talent d'André 'a de beau, d'heureux et d'original,' c'est là seulement qu'il se montre 'vrai, naturel et touchant.'

Footnote 9: [(return) ]

Lycée Français, tome ii, 1819, quatre articles par Charles Loyson.

Les 'imperfections de style et la versification brisée' frappent également Raynouard[10]. André Chénier 'décline les participes présents.' Il 'donne aux adjectifs des régimes inusités.' Il a des métaphores incohérentes. La césure de son vers est brisée 'd'une manière qui choque l'oreille et le goût.' De ces coupes pourtant il a parfois tiré 'de très saisissants effets,' mais il en fait une habitude presque constante. Raynouard admire fort le Jeune Malade et reconnaît que Chénier, qui 'a visé à l'originalité' dans le choix des sujets, dans le style, dans la versification, a déployé 'une véritable originalité dans l'idylle.'