Footnote 1: [(return) ]
Pendant la Terreur cette place prit le nom de place du Trône-Renversé, et elle fut le théâtre de nombreuses exécutions. On l'appelle actuellement la place de la Nation.
II[a]
L'oeuvre d'André Chénier resta inconnue jusqu'en 1819, à l'exclusion de quelques poèmes ou fragments de poèmes publiés successivement en 1794[2], 1801[3], 1802[4], 1814-16[5] et 1816[6].
En 1819 enfin, H. de Latouche[7], à qui Daunou, qui les tenait de Marie-Joseph Chénier, mort en 1811, avait confié une partie des manuscrits, donna la première édition, forcément incomplète, infidèle même, puisque l'éditeur, qui était lui-même un poète, faisait çà et là des retouches, discrètes d'ailleurs, ainsi que des suppressions et des coupures.
La critique de 1819 fut unanime à reconnaître en Chénier un poète. Elle fut unanime aussi à reprocher à ce poète ses innovations en langue et en versification.
Chénier a, selon Népomucène Lemercier[8], des 'incorrections sans nombre.' Il supprime les articles et les liaisons grammaticales. Il 'dénature le sens des mots.' Il embarrasse sa phrase de 'trop d'incises' et 'tourmente ses périodes.'
Footnote a: [(return) ]
The notes constitute a Bibliography in order of dates, of which only those with reference numbers relate to the text of the Introduction.
Footnote 2: [(return) ]
LA JEUNE CAPTIVE, publiée dans la Décade philosophique du 20 nivôse, an iii (décembre 1794).
Footnote 3: [(return) ]
LA JEUNE TARENTINE, publiée par le Mercure de France du 1er germinal, an ix.
Footnote 4: [(return) ]
ACCOURS, JEUNE CHROMIS... et SOUVENT LAS D'ÊTRE SEUL... dans le Génie du Christianisme de Chateaubriand, note 15 des Éclaircissements, 1802.